2. Créer est un risque

script approximatif

(j’ai quasiment tout changé mais ça vous donne une idée d’où je pars)

Bonjour et bienvenue dans intimatopia, le podcast qui vous aide à renouer avec votre créativité. Je suis Lille Clairence et je vais bientôt mourir.

Vous l’avez remarqué, le podcast a changé de titre. En fait, en publiant la page blanche vendredi dernier, j’ai découvert (enfin, pour être exact, mon amie Lucie m’a fait remarqué) qu’il existait déjà un podcast nommé la page blanche. Il s’agit de conversations autour du métier d’écrivain, avec des écrivains, je n’ai pas encore eu le temps d’écouter mais ça a l’air sympa.

Mais du coup j’avais pas envie que mon podcast ait le même nom qu’un autre podcast, du coup j’ai changé, et en fait intimatopia ça me va très bien aussi. C’est un mot valise que j’emploie depuis deux ans maintenant. Je l’ai découvert grâce au Docteur Pralinus, un youtubeur que j’admire beaucoup, et dont je vous invite à découvrir le travail.

Intimatopia ça veut dire utopie intime. Pour moi c’est une quête permanente, on pourrait dire que c’est ma mission de vie de construire, de concevoir des utopies intimes. Les utopies, par définition, ne peuvent pas exister, en tout cas pas longtemps, mais elles sont des manifestes d’un ailleurs possible. Si cela a été le temps d’un jeu, le temps d’une nuit, le temps d’une existence humaine, alors cela peut être.

 

Bref…

 

Pourquoi on ne crée pas alors qu’on a envie de créer ?

Mardi j’ai passé l’après-midi avec Caroline Verdier, qui est une coach spécialisée en blocages autour de l’argent. Elle a commencé la séance de coaching en disant “on est d’accord que si vous êtes là, c’est parce que vous voulez gagner de l’argent ?”

On est d’accord que si vous êtes là, c’est parce que vous avez envie de créer ?

Alors pourquoi, pourquoi vous ne créez pas ?

En fait, moi je sais pourquoi, hein. C’est parce que créer est un risque. Et notre cerveau, il est calibré pour la survie, pas pour le risque. Notre cerveau reptilien, ça lui va très bien le confort de la petite routine.

Sauf que nous, en fait, on veut pas seulement le confort. On veut le bonheur, l’intensité, la découverte, l’expérience. On veut pas seulement vivre, on veut se sentir vivant. Je développerai dans un autre podcast la différence entre vivre et se sentir vivant, là je veux te parler de la tension entre “je veux une vie confortable” et “je veux une vie d’aventure”.

Créer c’est prendre un risque alors mieux vaut éteindre les petites lanternes. Parce qu’on peut pas en vivre. Parce qu’on a pas le niveau. Parce qu’on va devoir quitter notre mec. Parce qu’on sera ridicule.

Si on se lance ça va être une catastrophe.

En janvier, je pars vivre à Angoulême. Je l’ai décidé en mai.

Je sais que je veux vivre dans cette ville depuis très longtemps, ça m’a pris dix ans d’avoir suffisamment confiance en moi pour me dire “j’y vais”. J’y vais pour monter un projet artistique sur l’effondrement, parce que ça a du sens pour moi de faire ça là-bas.

En mai, je n’avais pas d’autre plan que ça : vivre à Angoulême pour y monter les Enfants du Désordre. J’ai juste fixé une direction SEUL.

On est en août, j’ai trente ans dans une semaine, et j’ai enfin fixé un cap. Un cap précis, incarné dans l’espace et dans le temps.

 

Je tiens à te rappeler qu’à la fin, on meurt.

Tu sais les cinq derniers jours c’était pas une blague.

Tu sais la phrase au début de mon podcast c’est pas une blague.

Je vais bientôt mourir.

 

Je n’ai jamais cessé de rêver. J’ai embrassé des rêves qui n’étaient pas les miens. Je sais que je veux vivre à Angoulême depuis que j’ai onze ans. ONZE ANS. Et je sais que je suis pas une fille depuis que j’ai quinze ans.

Je pensais pas que c’était possible de ne pas être une fille.

Je pensais pas que c’était possible de partir vivre seul à Angoulême.

 

ça m’a pris du temps parce que j’avais pas les outils pour noircir la page.

Je les ai trouvés maintenant.

Vous aurez compris que la page blanche c’est pas seulement la page blanche. C’est beaucoup beaucoup plus vaste que ça.

 

Pour noircir la page blanche, il faut oser prendre cet espace.

Oser prendre la place. Oser dire “j’existe”. “je veux”. “je pense”. “je sais”. “je crois”.

 

Je t’ai pas dit ce que j’avais mis moi dans mes cinq derniers jours mais je t’assure que la raison pour laquelle je te parle aujourd’hui, et la raison pour laquelle je pars à Angoulême en janvier c’est parce que j’ai compris comment écrire. Pas seulement sur la page blanche, hein. J’ai compris comment m’écrire moi.

 

Et je peux t’apprendre.

 

Merci d’avoir partagé ce moment avec moi, si ça vous a plu s’il vous plaît partagez-le, mettez lui cinq étoiles sur la plateforme sur laquelle vous l’écoutez, et parlez-en autour de vous.

Dans la barre d’informations vous trouverez un lien vers l’offre de la page blanche, l’aventure que je propose aux personnes qui veulent se reconnecter à leur créativité. Ce podcast partage certains des outils que j’utilise pour noircir la page, mais si vous avez besoin d’un accompagnement personnalisé, rendez-vous sur le site intimatopia.fr/la-page-blanche

 

Je vous souhaite une très belle journée, une très belle soirée, une très belle nuit en fonction du moment où vous écoutez ce podcast. Causez le moins de souffrance possible, à très bientôt.

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