Qui suis-je ?

 

Je m’appelle Lille Clairence, j’aide les artistes raté·e·s à remettre la création au centre de leur vie.

Mon intention est d’offrir des espaces ritualisés pour expérimenter l’autre et l’ailleurs. En essayant des masques et en changeant d’espace, on découvre qui on a envie d’être. Je propose donc des voyages (au sens propre comme au sens figuré) et des rôles.

 

 

Je vais te parler de ce que j’ai créé avant de monter cette entreprise. Cela te donnera une idée de mon univers, de mon écriture, des thèmes qui ont pu me traverser. Je les ai agencés en quatre thématiques : confrontation, communion, performance et petites choses.

 

J’ai écrit le Destin de Juliette pendant une insomnie. Je n’arrivais pas à dormir à cause d’une idée qui me trottait dans la tête. J’ai fini par me lever et j’ai écrit pendant trois heures. Je suis retourné me coucher, puis au réveil j’ai continué d’écrire. Je voulais raconter la genèse d’une pièce de théâtre, j’avais envie de parler de soumission et de domination, de ce que l’Art avec un grand A nous pousse à dépasser, à violenter en nous.

« Ce qu’il y a de potentiellement assez extraordinaire dans ce jeu, c’est sa capacité à nous étouffer dans une maille de contraintes tellement fortes que nous sommes naturellement poussés à questionner notre envie de rébellion. Rébellion contre les autres personnages, contre certains dispositifs de jeux qui peuvent nous sembler intenables et enfin contre son auteur lui même qui comble de l’ironie nous invite à trahir ses propres règles. Comme si en bon docteur Frankenstein il avait pris conscience de la créature qui lui échappait. » Arjuna, in Maturité et jeux de rôles ou quatre lettres d’amour face au néant

 

 

La Lettre m’est venue, elle aussi, comme un cri expulse une boule au fond de la gorge. J’avais entendu Xavier Dolan dire « je fais des films pour me venger », et ça m’a ébranlé très profondément. J’ai écrit la Lettre pour me venger. C’est l’histoire d’un mec sûr d’être un type bien, et d’un saut dans le vide. C’est l’histoire d’un homme amoureux, et de ses mensonges. C’est une histoire banale.

 

Non non non, vous ne me ferez pas porter ce costume. Je refuse d’être la pauvre meuf pas déconstruite. Je suis polyamoureuse. J’ai fait un chemin immense, et pourtant j’ai l’impression que pour Sonia, et même pour Keith, je ne serai jamais assez libre, assez ouverte, assez géniale. J’en ai marre de me sentir nulle tout le temps. La plupart des gens ne se posent même pas ces questions, en fait. Ils ont autre chose à penser, autre chose à construire que l’utopie intime.

Le Lierre et la vigne est un jeu de rôle grandeur nature qui propose de vivre, le temps d’un week-end, une retraite d’artistes polyamoureux. La première session a eu lieu en novembre 2016, et la dernière en mars 2019. J’ai réécrit tant de fois les habitant·e·s de la Mare que j’ai l’impression de les connaître. Je les ai vus, neuf fois, prendre vie. Je les ai vus grandir, et j’ai grandi avec elleux. Je les aime profondément.

 

Les Enfants du Désordre est un projet d’ART TOTAL que je mûris depuis quelques années maintenant. Il traite d’habitabilité, de magie et de révolte. On y scandera le Dark Mountain Manifesto et les chroniques d’un appartement sur Uranus. Tout est parti de l’idée d’adapter Peter Pan en pièce de théâtre, puis je suis parti coller des affiches dans la rue, et enfin j’ai décidé de déménager à Angoulême. Art total, on a dit.

 

Je ne dirai plus jamais est un jeu de rôle en ligne pour deux à trois personnes. C’est aussi un projet poétique. C’est un jeu sur la nature ambivalente des écrits en ligne, sur les masques que nous revêtons pour plaire – ce qu’ils cachent, mais aussi ce qu’ils dévoilent. C’est un jeu sur l’idéalisation et l’impatience. Sur le pouvoir magique, incantatoire, du lyrisme sur nos vies misérables. La page blanche, le programme de coaching en trois mois que je propose, est directement inspiré de Je ne dirai plus jamais.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’elle aussi je suis amoureuse est un spectacle d’anniversaire. Il se tiendra devant un comité restreint le week-end du 9 novembre 2019. Il raconte Sarah la pourvoyeuse d’alibi. Il raconte Sarah, « sa beauté mystérieuse, son nez cassant de doux rapace, ses yeux comme des cailloux, verts, mais non, pas verts, ses yeux d’une couleur insolite, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l’allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l’étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure. Ce moment précis et minuscule, un basculement d’une seconde à peine. »

 

J’avais envie, pour terminer cette présentation, de vous partager trois petits gestes que j’ai fait au fil de ma carrière, et qui ont du sens pour moi. Ces choses peuvent être prises en main et jouées facilement si vous avez des ami·e·s motivé·e·s.

Bus stop : Des gens ordinaires vont se rencontrer à un arrêt de bus et devenir amis.

First date : un jeu pour se pécho au cinéma

Dernière séance : un jeu sur mes ami·e·s et leur goûts cinématographiques de merde

 

 

Merci de m’avoir lu !

 

Crédits :

Jules rêveur
par Patrick Portet
GN : Cie Lou Cheyenne, 14 jours de danse contemporaine.

la table du petit déjeuner
par: la Sakigraphie
GN : le Lierre et la vigne

Ça raconte Sarah
par Pauline Delabroy-Allard